Chambertin 1959 Louis Latour : un pan d’histoire

La maison bourguignonne Louis Latour fêtait ses 220 ans au Ritz (Paris) le 7 juin dernier. L’occasion de déguster des millésimes d’anthologies : 1934, 1947 ou encore 1959.

 

Un grand cru majestueux, un millésime mythique : Chambertin 1959 Louis Latour. LG
Un grand cru majestueux, un millésime mythique : Chambertin 1959 Louis Latour. LG

C’était une autre époque. Ou le début d’une nouvelle. « Avant on se trouvait sous le coup de la grande crise, de la guerre et d’une faiblesse de la Bourgogne en général. Elle produisait  peu et n’était pas entièrement replantée. Elle vivait dans la continuité du XVIIIe siècle... », confiait Louis Latour (1932-2016) en 2000 à l’occasion du 200e anniversaire de la maison éponyme. Et puis vint ce millésime de la fin des années 1950.

« En 1959, la Bourgogne a connu une récolte stupéfiante de qualité et d’abondance, qui a coïncidé avec l’ouverture du marché commun. »
Un véritable tournant pour un vignoble qui se cherchait encore.
Ce chambertin 1959 dégusté pour l’anniversaire de la maison est donc un morceau d’histoire. Visuellement, on pourrait le croire appartenir définitivement au passé : robe tuilée, trouble et terne. Il a pourtant constitué le clou de la soirée. Un millésime chaud qui a donné des textures d’une superbe finesse, des tannins que les années ont elles aussi patinés. Le plus étonnant restant sa fascinante complexité aromatique au fil de l’aération : rose séchée, champignon frais, torréfaction, etc.


Auparavant cette anniversaire a aussi été l’occasion de déguster une très belle trilogie de corton-charlemagne, remarquable de finesse aromatique, sur les millésimes 2010, 2009, 2008. Un puissant chevalier-montrachet « Les Demoiselles » 1947 année devenue mythique. « Le premier millésime chaud de l’ère moderne », selon Louis-Fabrice Latour. Et côté rouges, une romanée-saint-vivant 2010 d’un raffinement et pureté envoutante. Un corton-grancey 1990 plein de chair. Un clos vougeot 1934 mêlant à la fois sucrosité et vivacité.

 

La maison Louis Latour est propriétaire de 0,8 hectares de vigne dans ce grand cru. Voir la carte parcellaire du Chambertin (disponible en version murale sur le site Collection Pierre Poupon).

 

Carte du Chambertin (Bourgogne)
Carte du Chambertin (Bourgogne)
0 commentaires

Hubert et Laurent Lignier : des 2015 qui feront date

Revenu définitivement et à plein temps dans les vignes familiales il y a quelques millésimes, Laurent Lignier a donné un nouvel élan à cette beau domaine de Côte de Nuits. La partie n’était pas gagnée après les turbulences liées au décès prématuré de son frère Romain (2004). L’exploitation, une des références de Morey-Saint-Denis, a repris un rythme de croisière sur de bonnes bases. Au vignoble l’impulsion vers la bio donnée dès 2011 s’est concrétisée par un l’officialisation de la démarche via une certification en cours (lire notre article). En cave, des investissements ont été menés pour optimiser la réception des raisins (nouvelle table de tri et égrappoir). Les premiers et grands crus sont vinifiés pour 20 à 25% en vendanges entières. Et les projets se poursuivent : des travaux d’agrandissement de la cuverie et de la cave sont en cours. All About Burgundy fait le point au travers à travers 2015, millésime qui consacre les efforts consentis et l’ouverture vers de nouveaux horizons.  

 

    

Chambolle-Musigny Les Bussières – 15 sur 20

 Un terroir de Chambolle qui penche nettement vers Morey-Saint-Denis (le climat se partage sur les deux communes). Les vignes du domaine ont été plantées dans les années 1950 et 1960. Le nez se fait plutôt discret et fin. Les premières notes de torréfaction font place à des arômes de cerise et d’épices. L’attaque en bouche est franche puis les tannins évoluent avec une certaine fermeté. Un solide chambolle.  

 

 

Gevrey-Chambertin Les Seuvrées – 17,5 sur 20

Une référence qui compte au domaine : un peu plus d’un hectare de vignes en contrebas des mazoyères-chambertin (tout au sud de l’appellation). Des pieds âgés de 60 à 70 ans qui donnent de petits rendements. Cette cuvée séduit immédiatement par son ampleur et la finesse de ses tannins. Le nez fait preuve lui aussi de générosité, alliant avec bonheur les fruits à maturité et les épices.

 

 

Morey-Saint-Denis « Trilogie » – 16,5 sur 20

Comme son nom l’indique, trois climats sont réunis pour élaborer cette cuvée (Chenevery, Clos Solon et Les Porroux). Le total représente un hectare de vieilles vignes donnant des grappes millerandées. Vinifiée en vendange entière à 25%, la cuvée dévoile un profil aromatique très floral et épicé. La bouche est consistante, savoureuse. Une belle bouteille de caractère.

 

 

Nuits-Saint-Georges Les Poisets – 15,5 sur 20

 Une vigne plantée en 1947, au pied d’un des premiers crus les plus qualitatifs de Nuits (Les Cailles). Là aussi les pieds sont peu productifs. La cuvée, dense et expressive, s’en ressent. La maturité du millésime est aussi bien perceptible. Des notes de torréfaction et de pivoine montent au nez. Les tannins vont en s’affermissant au fil de la dégustation. Un nuits village bien typé.

 

 

Pommard En Brescul – 15 sur 20

 Une parcelle de 41 ares exposée plein est sur les hauteurs de Pommard (Côté Beaune). Le sol est très caillouteux. Le vin s’exprime avec profondeur sur une gamme de fruits noirs. La bouche se dévoile avec franchise et finesse. Laurent Lignier est assez peu interventionniste sur cette  cuvée : « Il ne faut pas aller chercher à tout prix la matière ».

 

 

Chambolle-Musigny premier cru Les Baudes – 16 sur 20

 Une petite parcelle, 18 ares, dans la partie nord de Chambolle (côté Morey-Saint-Denis). Elle a donné en 2015 une cuvée bien à l’image de  l’appellation. Le nez évoque des notes de rose et de violette. La bouche déploie des tannins fins. Elégance…

 

 

Morey-Saint-Denis premier cru La Riotte – 14,5 sur 20

Ce climat épouse sur une bande étroite la pente en contrebas du village. La terre est épaisse et les vignes n’y craignent pas le stress hydrique. Un élément qui pouvait avoir son importance en 2015. Le nez évoque avec une belle intensité la cerise noir et un boisé bien intégré vient apporter de la complexité. La bouche fait preuve d’un caractère charnu, croquant.

 

Morey-Saint-Denis premier cru Les Chaffots – 18 sur 20

Un premier cru qui se hisse aisément au niveau d’un grand… La parcelle du domaine dans ce climat, 45 ares, est exposée au sud et bien ventilée. Elle domine le Clos Saint-Denis et le village de Morey. Une situation privilégiée qui transparait clairement dans le vin. Il développe un bouquet particulièrement raffiné où domine la violette, la réglisse. En bouche les tannins sont au diapason donnant une trame soyeuse à l’ensemble. La finale est très persistante…

 

 

Morey-Saint-Denis premier cru Faconnières sur 20 – 16,5 sur 20

 Il n’y a qu’à descendre le coteau sur 250 de mètres depuis Les Chaffots pour se trouver dans les Faconnières. Un terroir où le sol est maigre, planté de vignes qui ont entre 60 et 80 ans. Les rendements y sont donc faibles. Le vin fait preuve d’une très belle densité et d’une remarquable longueur. Sa palette aromatique est large, d’une grande générosité.

 

 

Gevrey-Chambertin premier cru Aux Combottes - 14,5 sur 20

Une petite parcelle de 15 ares marquée par un sol sableux. On s’éloigne ici du stéréotype des gevrey-chambertin masculins voire austères. Ce premier cru, le plus au sud de l’appellation dans le prolongement des grands crus, montre une belle spontanéité sur des arômes épicés. Sa matière est bien équilibrée avec une pointe de salinité en finale qui lui ajoute du caractère.

 

 

Charmes-Chambertin – 15 sur 20

Le domaine s’est enrichi d’un grand cru de Gevrey-Chambertin en 1978. Les vignes étaient déjà âgées. Un vin qui entre en bouche avec une certaine délicatesse mais qui monte bien en puissance au fil de la dégustation. Le nez évoque la cerise fraiche et la violette. Un grand cru fin et pur.

 

Clos de la Roche -  18 sur 20

Une très grande bouteille déjà aujourd’hui, mais qu’il faudra attendre une bonne dizaine d’années pour l’apprécier à son meilleur niveau. Parions-même qu’elle pourrait bien faire un flacon d’anthologie… Le nez se déploie d’abord discrètement puis prend de l’ampleur sur une dominante de fruits noirs à belle maturité. Le tout en conservant une bonne fraicheur. D’une superbe ampleur, la matière se distingue aussi par la finesse de ses tannins. La finale déroule des notes réglissées. Un vin profond, intense et persistant. Tout simplement grand.

 

 

Le domaine ne pratique pas la vente directe. Les vins sont présents chez les cavistes ou en restauration.

 

 

Le domaine Hubert et Laurent Lignier compte 9 hectares de vignes principalement sur Morey-Saint-Denis, Gevrey-Chambertin et Chambolle-Musigny (dont les grands crus Clos de la Roche, Charmes-Chambertin). Une activité de négoce (sur l’équivalent de 3 hectares) complète la gamme.

 

 > www.hubert-lignier.com

 

 

 

0 commentaires

Coup de coeur : Echezeaux 2015, Domaine Guyon

L’élégance et la classe d’un grand cru de la Côte de Nuits se sont données rendez-vous dans cette bouteille. La générosité du millésime 2015 associée à une vinification en vendanges entières font ici particulièrement bon ménage. Un échezeaux à la palette aromatique grande ouverte sur des notes de rose, de pivoine mais aussi d’épices douces. Une texture ample et délicate à la fois, construite sur des tanins d'une remarquable finesse, se développe harmonieusement en bouche.
Si l’approche vendanges entières fait de plus en plus d'adeptes en Bourgogne, le millésime 2015 a été une parfaite illustration, Jean-Pierre et Michel Guyon la maitrise parfaitement depuis de nombreux millésimes.
Les vignes cinquantenaires du domaine Guyon sont situées dans le bas de l’appellation, côté Vougeot. Une parcelle conduite en bio certifié comme l’ensemble des 9 hectares du domaine familial.

Domaine Guyon - 36 bis RD 974 - 21700 Vosne-Romanée - Tél. 03 80 61 02 46

 

> Site internet du domaine

 

 

0 commentaires

Coup de cœur : Clos de Rochebonne 2015 - Château Thivin

Clos de Rochebonne 2015 du Château Thivin. Un beaujolais blanc de haute volée. LG
Clos de Rochebonne 2015 du Château Thivin. Un beaujolais blanc de haute volée. LG

Un clos datant du 16e siècle, sur la commune de Theizé, dans le fameux secteur calcaire des Pierre Dorées. Nous sommes dans le sud du Beaujolais. « L’endroit est une ancienne carrière », précise Claude-Edouard Geoffray, vigneron au Château Thivin.  Les vignes, des chardonnays, sont encore toutes jeunes car plantées en 2009. Elles sont cultivées en bio certifié.
Le terroir exposé à l’est et en altitude (450 mètres) a donné en 2015 un vin d’une magnifique pureté et d’une grande finesse. Le premier nez développe des arômes de fleurs blanches évoluant vers les fruits jaunes (pêche, abricot). Une longue finale minérale, rafraichissante conclut la dégustation. 
Un vin qui a connu une fermentation et un élevage en fût (5% neuf).
Considéré, à juste titre, comme un producteur de référence en Côte de Brouilly, le Château Thivin démontre ici une belle maitrise dans la production de beaujolais blancs.


Prix : 14 €


Château Thivin - 69460 Odenas – 04 74 03 47 53 - www.chateau-thivin.com

0 commentaires

Domaine Françoise André : décollage immédiat

Entamé en 2009, le renouveau du domaine Françoise André (historiquement Domaine des Terregelesses) se poursuit bon train. All About Burgundy a dégusté les 2014.

Lauriane André et Jérômes Desprès (au domaine Françoise André).
Lauriane André et Jérômes Desprès (au domaine Françoise André).

Près de 10 hectares, une gamme large et cohérente de vins du nord de la Côte de Beaune… De quoi donner de l’étoffe et du souffle à un projet qui avait déjà de l’allure.

En 2014, Lauriane André, gérante du Domaine Françoise André, reprenait l’exploitation de parcelles de corton-Renardes, de beaune premier cru Reversés. L’année précédente, c’était un pommard Vaumuriens (jusqu’alors exploité par le domaine Coche-Dury) qui ralliait notamment la bannière du domaine.

 

Ces sept dernières années, la famille André n’a donc pas cessé d’investir dans le domaine auquel elle a donné naissance en 1983 (elle ne l'exploitait pas directement jusqu’alors).
Lauriane André s’est adjointe les services de Jérôme Desprès (fils de l’ancien sommelier de Lameloise) pour la direction technique. Le domaine a obtenu la certification bio après avoir entamé une conversion dès 2011. Un vaste travail de replantation a été mené dans le vignoble et le mode de conduite (palissage plus haut) revu. Le tout favorisant la production de raisins mûrs et bien constitués. Et cette liste des évolutions n’est pas exhaustive… Pour boucler la boucle, on soulignera toute de même la mise en œuvre d’une nouvelle cuverie permettant un travail parcellaire précis.

 

L’objectif est des plus classiques en Bourgogne : « Simplement accompagner les vins pour sublimer nos terroirs », exposent à l’unisson Lauriane André et Jérôme Desprès. Les rouges sont égrappés à 100% et les blancs très peu bâtonnés. Le fût neuf utilisé avec parcimonie (pas plus de 30% et en demi-muid sur certaines cuvées), accompagne des élevages longs, permettant de conserver de la fraîcheur. Peu marqués par le boisé, les vins restent taillés pour la garde.

Dans un cet exercice l’élégant et rafraichissant millésime 2014 fait figure d’année témoin. Dégustation.

 

 

Blancs

 

 

 

Chorey-lès-Beaune Tue Bœuf – 15 sur 20

Le nom de ce climat fait sans doute référence à une difficulté labourer la terre. « Sur cette parcelle le sol est profonde et argileux », précise Lauriane André. Dans le verre, ce 2014 surprend positivement par son ampleur et sa puissance en bouche pour une appellation village d’entrée de gamme. Dès l’attaque une matière gourmande vient tapisser le palais. Un bon chardonnay de la côte de Beaune, mis en valeur par un boisé grillé-toasté bien intégré. Plaisir immédiat.

23,80 €

 

 

Savigny-lès-Beaune premier cru Les Vergelesses – 15,5 sur 20

Une parcelle historique, un demi-hectare, au domaine. Sur un profil puissant, évoquant une belle  maturité des raisins, ce savigny déploie une matière dense et profonde. « C’est un secteur précoce, parmi les premières parcelles que l’on récolte », précise Jérômes Després. Au sortir de la Combe de Savigny, ce climat est en effet orienté au sud-est. Le nez évoque les fruits jaunes avec intensité. Bien épaulé en bouche, il offre aussi une bonne longueur.

33,40 €

Pernand-Vergelesses premier cru Sous Frétille. Domaine Françoise André.

Pernand-Vergelesses premier cru Sous Frétille – 17,5  sur 20

Un vin de caractère, plein de sève et d’une grande pureté. Notre coup de cœur va incontestablement à cette cuvée issue des vieilles vignes (plus de 60 ans). Presque un demi-hectare situé sous la vierge qui domine la commune. Le nez se fait assez discret et monte en intensité au fil de l’aération. Il s’exprime avec beaucoup de finesse et d’épure. Une droiture qui se confirme en bouche. Une trame saline lui assure complexité et longueur. Il accompagnerait judicieusement du bar ou des coquilles Saint-Jacques.

 35 €

 

Corton-Charlemagne – 15 sur 20     

Pas toujours simple d’approche dans leur jeunesse les corton-charlemagne. Surtout ceux issus du côté Pernand-Vergelesses de ce grand cru. Ce 2014 se montre serré, en mode défensif aussi bien sur un plan aromatique que gustatif. De fines notes florales et épicées parviennent toutefois à s’exprimer. La bouche reste stricte. Un vin à conserver pendant au moins 5 ans en cave avant d’en saisir tout le potentiel.

108 €

 

 Rouges

 

 

Chorey-lès-Beaune Tue Bœuf – 15,5 sur 20

A l’image du blanc produit sur la même parcelle, ce chorey est une vraie bonne surprise. Sa concentration se fait sentir dès le nez sur des notes expressives de cassis, de cerises bien murs. Une texture charnue prend dès l’attaque du volume en bouche. Les tannins sont fins et suaves. Une belle concentration qui s’explique notamment par la faiblesse des rendements réalisés dans ces vignes taillée en cordon de royat.

21 €

 

Beaune Les Bons Feuvres – 14 sur 20

Situé sur les bas du coteau au sud de la colline de Beaune, ce terroir n’est pas le plus qualitatif de l’appellation. Il a cependant donné un 2014 digeste, désaltérant, d’une bonne longueur sur des notes de groseilles. Bien typé du millésime.

24,60 €

 

Savigny-lès-Beaune Ez Connardises – 15,5 sur 20

Un joli pinot-noir de la Côte de Beaune avec un caractère réglissé qui s’affirme aussi bien au nez qu’en bouche. La bouche est élégante, portée par une belle acidité. Une finale harmonieuse et persistante conclut la dégustation. Ce terroir est situé dans la partie nord de l’appellation, au débouché de la combe, avec une exposition au sud.

25,50 €

 

Beaune premier cru Reversés – 15 sur 20

Une petite parcelle au domaine, 26 ares, plantés de vignes d’une cinquantaine d’années. Des ceps donnant de petits raisins bien concentrés. Le nez développe de jolies notes de mûre, de cassis. Une maturité de fruit qui n’est pas si fréquente en rouge dans ce millésime marqué localement par la grêle. En bouche les tannins sont soyeux. L’ensemble donne un plaisir immédiat, sans réserve.     

45 €

Pommard Vaumuriens. Domaine Françoise André.

Pommard Vaumuriens – 17 sur 20

Cette parcelle de 30 ares rejoignait le domaine en 2013 (elle était exploitée jusqu’alors par le domaine Coche-Dury). Bonne pioche. Le vin ne répond pas à l’archétype du pommard puissant et tannique mais séduit par sa grande élégance. Il s’exprime sur des notes florales : pivoine, violette. Les tannins sont particulièrement raffinés, féminins. Bref, un pommard qui regarde nettement vers volnay. Un coup d’œil sur la carte de l’appellation permet de s’assurer qu’il ne s’agit pas que d’une vue de l’esprit…

35 €

 

 

Savigny-lès-Beaune premier cru Les Vergelesses – 16,5 sur 20

La terre est assez épaisse dans Les Vergelesses et l’argile donne souvent des vins solides. Confirmation avec ce premier cru d’une remarquable tenue. Sa carrure est celle d’une belle cuvée de garde : les tannins s’affirment avec une certaine vigueur mais sans agressivité. Son expression aromatique renvoie à une tonalité sauvage voir animale (cuir). D’une bonne concentration avec une pointe de fraîcheur en finale, c’est la bouteille sur laquelle on pourra compter dans 4 ou 5 ans.

32,60 €

 

Corton-Renardes – 15 sur 20

Avec ce millésime 2014, le domaine a repris l’exploitation d’une parcelle de 26 ares dans ce secteur de la colline de corton. Le voilà donc doté d’un grand cru blanc et d’un grand cru rouge. Le nez dévoile des notes complexes d’épices, de cassis et une pointe chocolatée. La bouche est charnue, construite sur des tannins fins. Une belle synthèse entre densité, indispensable à un grand cru, et la finesse.

85,20 €

 

 

7 Rempart Saint Jean
21200 Beaune
Tél. 06 24 66 38 86

> domaineterregelesses-francoiseandre.com

Lire la suite 2 commentaires

Partagez sur :

La Bourgogne vue de l'intérieur !

All About Burgundy est le premier média digital d'information consacré exclusivement aux vins de Bourgogne. Animé par Laurent Gotti, journaliste et dégustateur professionnel, il vous emmène au cœur des vins de Bourgogne.
Suivez nos actualités sur les réseaux sociaux et/ou inscrivez-vous à notre lettre d'information (en bas de la page d’accueil). A très bientôt !

 

All About Burgundy est aussi partenaire de la Collection Pierre Poupon : livres, cartes et atlas. Des ouvrages de référence sur la Bourgogne depuis 1952 ! Lien ici. Et des ateliers de dégustation à domicile A Portée de Vins. Voir ici.

 

Reproduction interdite sans autorisation.

All about Burgundy |  328 route de Longvay  | Hameau de Gigny | 21200 Beaune

laurent.gotti@allaboutburgundy.fr

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. Dégustez, appréciez avec modération.