Hospices de Beaune 2016 : le palmarès des cuvées

Notre sélection des meilleurs vins des Hospices de Beaune après dégustation de toutes les cuvées du millésime 2016. Des cuvées mises aux enchères le 20 novembre prochain.

 

Les records de la précédente éditions (+28%) de la vente des Hospices de Beaune seront difficilement battus cette année. Mais attention aux surprises...
Les records de la précédente éditions (+28%) de la vente des Hospices de Beaune seront difficilement battus cette année. Mais attention aux surprises...

Impressions générales : Guillerets et enjoués, les vins des Hospices de Beaune ressemblent cette année à l’humeur affichée par Ludivine Griveau pendant les vendanges (lire ici). La régisseuse du domaine depuis l’année dernière s’est définitivement acclimatée à la grande dame beaunoise. « J’ai adoré vinifier ce millésime. Je crois même que je le préfère à 2015. L’année dernière était un beau millésime mais certaines cuvées étaient moins réussies ». C’est effectivement la bonne surprise de cette dégustation. De ce millésime chaotique l’œnologue a su rendre une gamme cohérente, harmonieuse. Elle a procédé à des cuvaisons plus courtes (2 semaines au lieu de 3 en moyenne), avec égrappage à 100%, pour éviter d’extraire des tannins à la maturité incertaine et hétéroclite. Résultat : les vins expriment un joli fruit sur une trame à la texture aimable. Bref, de beaux pinots noirs bourguignons. La déprime du printemps (gel et pluies abondantes) n’aura donc pas résisté au soleil et à la chaleur retrouvés de l’été. Un temps favorable jusqu’aux vendanges a permis finalement de récolter des raisins d’une bonne maturité dans l’ensemble, nécessitant peu de tri.       
La faiblesse du volume récolté, résultat essentiellement du gel de fin avril, aura eu la vertu d’autoriser des vinifications climat par climat. Une caractéristique permettant à l’équipe des Hospices de travailler des raisins relativement homogènes dans un millésime dont ce n’était pas la première des qualités. « J’ai maintenant une meilleure compréhension des terroirs et j’ai le sentiment d’avoir davantage de maitrise », confie Ludivine Griveau. Conclusion : si 2016 ne peut être qualifié de grande année aux Hospices de Beaune, les vins manquent un peu d’ampleur pour mériter une telle consécration, elle mérite toutefois le titre de bon millésime.

 

Voici nos notations et commentaires pour chaque cuvée :

La note maximale est ++++

 

> Lire aussi : Hospices de Beaune : Vers un tassement des prix ?

 

Rouges

 

Mes coups de cœur :


Savigny-lès-Beaune premier cru Les Vergelesses Forneret


Beaune premier cru Grèves Pierre Floquet


Le trio de Beaune premiers crus : Dames Hospitalières, Nicolas Rolin et Guigone de Salins


Pommard premier cru Epenots


Volnay premier cru Santenots Jehan de Massol


Corton grand cru Docteur Peste


Mazis-Chambertin grand cru Madeleine Collignon

Monthelie Lebelin ++
Une première cuvée qui donne bien le ton de l’ensemble de la série de rouges. La couleur est assez légère. Le nez propose de fines notes de fruits rouges, de fleurs avec un boisé plutôt bien intégré. La bouche est souple et flatteuse.

 
Santenay Christine Friedberg +++
Bien que d’une tonalité aromatique davantage marquée par le fruit noir frais, ce santenay s’inscrit dans une forme de continuité avec la cuvée précédente quant au style qui s’en dégage. Les tannins sont aussi un peu plus denses.

Savigny-lès-Beaune premier cru Fouquerand ++++
Le vignoble de Savigny fait malheureusement partie des secteurs sévèrement impactés par le gel d’avril dernier. La cuvée Arthur Girard, non présente à la vente cette année, en a fait les frais. Les amateurs de ce village pourront toutefois se consoler avec deux belles cuvées. La cuvée Fouquerand (4 terroirs sur le coteau exposé au sud) se distingue par son équilibre et son harmonie. L’élevage en fût de 456 litres (contre 228 litres habituellement) y est sans doute pour quelque chose.

 

Savigny-lès-Beaune premier cru Les Vergelesses Forneret ++++
D’une très belle finesse aromatique sur la groseille, la fraise au nez, ce savigny continue de donner beaucoup de plaisir en bouche : sa texture se montre gourmande et la finale d’une remarquable persistance. Une grande réussite.

Pernand-Vergelesses Rameau-Lamarosse +
Elévée dans des fûts de 456 litres également, cette cuvée nous a toutefois semblé digérer plus difficilement le bois neuf que le savigny Fouquerand. A ce stade (très précoce rappelons-le) en tout cas…

Auxey-Duresses premier cru Boillot +++
Une cuvée où la concentration est de la fête. En contrepartie les tannins sont un peu saillants en bouche. Rien de rédhibitoire, ils devraient se patiner avec l’élevage. Elle se montre sur la réserve au nez.

 

Beaune premier cru Cyrot-Chaudron Montrevenots +++(+)
Un terroir de haut de coteau qui avait particulièrement bien réussi en 2015. Il remet ça avec ce millésime 2016. Le nez mélange des notes toastées et de cassis frais. La bouche, à la fois gourmande et fraiche en finale, montre une très bonne base pour la suite.

Beaune premier cru Maurice Drouhin ++
Généralement pas la cuvée la plus démonstrative de la cave : bien campée sur une trame sérieuse, elle laisse entrevoir un certain potentiel. Le nez est peu marqué par le bois à ce stade. A suivre.

Beaune premier cru Bétault +
Une certaine constance avec l’impression que la cuvée laissait l’an dernier : le nez se montre plutôt flatteur à l’inverse de la sévérité qu’il exprime en bouche.

Beaune premier cru Brunet ++
Des notes de fruits noirs assez intenses laissent à penser que les raisins présentaient un beau niveau de maturité. La matière en bouche s’affirme cependant dans un registre un peu brutal voire renfrogné. Une mauvaise passe ?

Beaune premier cru Grèves Pierre Floquet ++++
Réussie, comme l’était déjà le millésime 2015… Les Hospices de Beaune semblent avoir trouvé un bon rythme de croisière avec cette cuvée mise à la vente pour la première fois en 2004. Elle présente beaucoup de fond et d’ampleur tout en dévoilant des tannins d’une belle finesse.

Beaune premier cru Clos des Avaux +
L’expression aromatique est assez avenante. On cherche toutefois un peu le vin en milieu de bouche. Peut-être connaitra-t-il des jours meilleurs…

Beaune premier cru Rousseau-Deslandes ++++
Le choix d’une vinification en douceur opéré par Ludivine Griveau semble avoir totalement porté ses fruits : le bouquet est très fin, floral et pur. Une trame fraiche lui assure du tonus et de la longueur en bouche. Un vin déjà très digeste.

Beaune premier cru Dames Hospitalières ++++
Nous avons particulièrement aimé la profondeur, la densité de cette cuvée issue principalement des Climats Les Bressandes et La Mignotte. Un duo qui fonctionne à merveille. Le nez s’exprime sur de belles notes de fruits noirs.

Beaune premier cru Guigone de Salins ++++
Guigone ne fait pas de grand discours cette année mais laisse percevoir une très belle complexité et une grande finesse (les qualités qu’on lui reconnait le plus souvent). En bouche les tannins se montrent d’une remarquable élégance mais aussi d’une belle concentration.

Beaune premier cru Nicolas Rolin ++++
Nicolas Rolin, le fondateur des Hospices, est mort à 85 ans. Un âge canonique pour l'époque (15e siècle). Nous n’irons pas jusqu’à prédire une telle longévité aux cuvées qui portent son nom, mais elles sont généralement les plus solides dans la gamme de l’institution. Ce millésime 2016 ne déroge pas à la règle : le vin, sérieux et profond, formule de belles promesses.

Volnay premier cru Blondeau ++(+)
Un vin à l’expression aromatique florale au nez mais à la bouche un peu rugueuse à ce stade. L’élégance volnaysienne semble avoir besoin d’un peu de patience pour donner sa pleine mesure.

Volnay premier cru Général Muteau ++
L’élevage sous-bois a pris le dessus sur le fruit, mais ce dernier semble ne pas avoir dit son dernier mot. Les tannins sont également un peu durcis en bouche.

Volnay premier cru Santenots Jehan de Massol ++++
Issue d’un terroir capable de donner parmi les rouges les plus complets de la Côte de Beaune, cette cuvée déçoit rarement. Si elle fait preuve d’un peu de réserve sur le plan aromatique aujourd’hui, la bouche en revanche séduit par sa plénitude et la qualité toute soyeuse de son touché au palais.

Volnay premier cru Santenots Gauvain ++
Plus expressif sur le plan aromatique que la cuvée Massol, ce Gauvain 2016 est aussi plus strict, plus austère en bouche. En cela le millésime démontre qu’il respecte bien le caractère de chacune des parcelles.

 

Tri des raisins le 26 septembre dernier à la cuverie des Hospices de Beaune. LG
Tri des raisins le 26 septembre dernier à la cuverie des Hospices de Beaune. LG

Pommard Billardet ++
Un pommard aux notes de fruits sauvages, la mûre en particulier. En bouche les tannins sont plus « viriles » que la moyenne des cuvées précédemment dégustées. Nous sommes bien à Pommard.

Pommard Suzanne Chaudron +
Issu d’un leg prolifique datant de 1979, la cuvée est multi-parcelles avec une dominante en provenance du climat Les Noizons (secteur nord de l’appellation). Son profil reste, à ce stade, compliqué à cerner. La structure est là, mais un boisé marqué laisse peu de place au plaisir.

Pommard Raymond Cyrot +
Issu du même leg que la cuvée précédente, ce pommard est également le résultat d’un assemblage de nombreuses parcelles. Deux cuvées solidaires jusque dans la dégustation : là encore une pointe d’austérité rend l’approche difficile.

Pommard premier cru Dames de la Charité +++
Les Petits Epenots et les Rugiens, voilà un duo prometteur qui donne généralement un pommard bien typé. Cette cuvée ne déçoit pas, faisant preuve d’une belle charpente. Du solide.

Pommard premier cru Epenots Dom Goblet ++++
Une cuvée qui surclasse d’une bonne tête les autres pommards de la série. Il exprime des notes épicées complexes associées à un fruit d’une bonne fraicheur. Les tannins sont raffinés, sur une trame serrée. La finale est certainement la plus persistante de la gamme dégustée jusqu’ici. 

Corton grand cru Charlotte Dumay ++++
La colline de Corton a assez peu souffert de gel et permet aux Hospices de mettre en vente des lots conséquents de ces grands crus du nord de la Côte de Beaune. Cette cuvée de parcelles situées à mi-côteau (Les Bressandes et Les Renardes) au cœur de la colline bénéficie d’une exposition plein est. Le nez s’ouvre sur des notes de maturité avec une dominante de cerise noire. En bouche harmonie, ampleur et longueur sont de la partie. La pièce de Charité (vendue au profit d’associations) est issue du Climat Les Bressandes de cette cuvée.

Corton grand cru Docteur Peste ++++
Autant cette cuvée nous avait laissé un peu sur notre faim en 2015, autant elle se montre très séductrice cette année. « Le Climat Les Chaumes a particulièrement réussi. A tel point que nous avons pensé en faire notre pièce de charité », note Ludivine Griveau régisseur (on trouve aussi Les Bressandes et Les Grèves dans l’assemblage). Le nez se présente avec spontanéité sur la mûre, la myrtille. L’attaque en bouche est ample et la texture maintien une belle présence tout au long de la dégustation.

Corton Clos du Roi grand cru Baronne du Baÿ +
La Baronne est un peu grincheuse à l’heure de cette dégustation. Dommage car c’est généralement l’une des très belles cuvées de rouges de la gamme des Hospices (climat Clos du Roi). Une pointe de réduction au nez et des tannins marqués par la prise de bois explique cela. A redéguster.

Echezeaux grand cru Jean-Luc Bissey ++
« La bouche reste un peu légère pour son statut de grand cru », écrivions-nous au sujet du millésime 2015. La marge existant avec les autres grands crus de la Côte de Nuits du domaine s’est resserrée, Ludivine Griveau explique avoir procédé à un tri sévère, mais cet échézeaux est encore un peu fugace en milieu de bouche pour être tout à fait emballant.

 

Clos de la Roche grand cru Cyrot-Chaudron et Georges Kritter +++
Notre coup de cœur sur le millésime 2015 pour sa concentration et sa longueur. Dans un registre différent, ce 2016 joue la carte du fruit (de très belles notes de framboise, de violette) avec une matière en bouche d’une densité toute relative.

Mazis-Chambertin grand cru Madeleine Collignon ++++
Le mazis trône donc de nouveau au sommet de la gamme des 32 cuvées de rouges des Hospices de Beaune. Au-delà des hiérarchies (un rien arbitraire pour des vins à peine décuvés…) la constance de ce terroir à produire un vin de grande classe est remarquable. La texture raffinée de ses tannins, la richesse de sa matière et son fruit envoutant (cerise, violette) enfonce le clou même, et surtout, dans un millésime peu évident comme 2016.

 

 

Les blancs

 

La maigre récolte de bâtard-montrachet 2016 aux Hospices de Beaune. LG
La maigre récolte de bâtard-montrachet 2016 aux Hospices de Beaune... LG

Impressions générales : Millésime assez tardif du fait d’un printemps compliqué, les producteurs bourguignons pouvaient s’attendre au  maintien d’un bon niveau d’acidité pendant la maturation du raisin. Les chaleurs d’aout et de septembre en ont décidé autrement. Le chardonnay a mûri avec un temps de retard sur le pinot noir, c’est assez rare pour être signalé. Pour autant certains producteurs ont une nouvelle fois anticipé leurs vendanges (comme en 2015). Ludivine Griveau a préféré la patience. Les vins affirment de belles maturités et affichent une certaine ampleur, dans un registre plus souple que tendu.

 

Le gel du printemps aura quand même laissé des traces sur les volumes produits : vous ne trouverez pas de notes de dégustation de Chablis premier cru, ni du bâtard-montrachet. Seule une pièce et demie de chacun de ces vins a été produite. Trop peu pour les proposer à la dégustation…    

 

On notera parmi les événements de l’année la naissance de la cuvée de Corton blanc Docteur Peste issue d’une toute jeune vigne.

 

 

Mes coups de cœur :

 

Meursault-Porusots premier cru Jéhan Humblot

 

Meursault-Genevrières premier cru Baudot

 

Corton-Vergennes grand cru Paul Chanson

 

 

 

Pouilly-Fuissé Françoise Poisard +++

Première cuvée récoltée (le 19 septembre), comme à son habitude, la cuvée Poisard fait valoir une expression aromatique généreuse et de la souplesse en bouche. Un chardonnay sudiste. 

 

Saint-Romain Joseph Menault

L’exercice consistant à déguster des vins blancs quelques semaines après récolte ne permet souvent que d’émettre des conjectures. Surtout quand une partie du sucre n’a pas totalement fermentée. C’est le cas de cette cuvée aux arômes fermentaires. Nous nous abstiendrons de la noter.

 

Beaune premier cru Les Montrevenots Suzanne et Raymond ++(+)

Une des toutes récentes cuvées du catalogue des Hospices. La parcelle (auparavant plantée de pinot noir et intégrée dans la cuvée Beaune Cyrot-Chaudron), accueille aujourd’hui et depuis 2010 des chardonnays. Une jeune vigne donc mais qui a su donner un vin d’un bel équilibre en 2016. Prometteur.

 

Meursault Loppin +++

Avec sa complexité aromatique, soutenue par de belles notes boisées et un caractère charnu en bouche, ce meursault nous fait passer un cap dans la dégustation des blancs. Davantage de fond, de présence et une certaine finesse aussi.

 

Meursault-Porusots premier cru Jéhan Humblot ++++

Ludivine Griveau souligne volontiers la précision d’expression des terroirs dont ce millésime fait preuve. On ne peut qu’abonder avec ce Porusots, terroir généralement minéral, aux vins purs et ciselés. C’est tout à fait le profil qu’il montre déjà…  Le tout avec une très belle persistance. De grandes promesses.

 

Meursault-Genevrières premier cru Baudot ++++

Un vin aux arômes expressifs de fruits jaunes, de pêche, au nez. Une matière particulièrement ample et gourmande emplie le palais. Les terroirs de cette cuvée réalisent une synthèse des caractéristiques rencontrées dans la partie haute et la partie basse des Genevrières. Elle le démontre brillamment avec ce millésime.

 

Meursault-Genevrières premier cru Philippe Le Bon +++

La cuvée Baudot a placé la barre haute mais celle du duc de Bourgogne, Philippe Le Bon, l’une des plus constantes et des plus complexes aux Hospices de Beaune, était susceptible de la surpasser. Ce n’est pas le cas, à ce stade en tout cas. Elle semble toutefois dotée des éléments qui lui permettront d’envisager la suite sereinement.

 

Meursault-Charmes premier cru Bahèzre de Lanlay +++(+)

Un nez de fruits frais (agrume) s’affirme avec pureté. La bouche est ample et gourmande. Nous voilà bien en présence d’une cuvée pleine d’équilibre… A l’image de la cuvée Baudot pour les Genevrières, elle réalise une synthèse réussie entre le bas et le haut du Climat les Charmes.

 

Meursault-Charmes premier cru Albert Grivault ++++

Une des quelques cuvées qui conserve encore du sucre non fermenté. Difficile de juger définitivement de l’équilibre de cette cuvée (issue des Charmes dessus sur un sol assez maigre et caillouteux). Le nez respire toutefois la maturité et la bouche est consistante. Du potentiel.

 

Corton Docteur Peste

C’est la nouveauté de cette année : les Hospices deviennent l’un des rares producteurs de corton blanc. La cuvée est issue d'une parcelle de 40 ares dans le climat Les Fiètres, tout proche du village d’Aloxe-Corton. La vigne a été replantée en 2013 en chardonnay. Une première qui nous laisse sur notre faim : des notes légèrement oxydatives sur l’échantillon dégusté nous incitent à réserver notre appréciation.

 

Corton-Vergennes grand cru Paul Chanson ++++

La cuvée la plus au nord de la Côte de Beaune pour les Hospices de Beaune. On retrouve au nez les notes de pamplemousse souvent rencontrées sur ce grand cru. Plus surprenante la bouche se distingue par son dynamisme, sa belle tension et sa longueur. Le Vergennes se démarque plus souvent par sa souplesse voire par un caractère empâté. Rien de tel ici et c’est appréciable.

 

Corton-Charlemagne Roi Soleil ++

Particulièrement prometteur et porté par une belle minéralité en 2015, le Roi Soleil ne se présente pas en majesté cette année. La bouche, d’une ampleur moyenne, est même timorée. La jeunesse de la vigne (parcelle dans le climat les Renardes replantée il y a 15 ans) explique peut-être ce constat. Elle a sans doute plus difficilement amortie les aléas du millésime. Attention cependant un corton-charlemagne est rarement d’un caractère démonstratif dans sa jeunesse.  

 

Corton-Charlemagne grand cru François de Salins +++(+)

Droite, pure, cristalline, j’avoue un petit faible pour cette cuvée au caractère bien trempé. Si le terme minéralité, dans son acception pierre à fusil, recouvre une réalité c’est bien ce vin qui l’illustre le mieux aux Hospices. Ici le nez évoque la poudre et la bouche donne dans l’austérité. L’élevage devrait lui faire prendre de l’ampleur.

 

La cuverie des Hospices de Beaune dans l'émission Des racines et des Ailes diffusée en mars dernier (récolte 2015).

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