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Le domaine Arnaud Mortet est né !

Clémence et Arnaud Mortet (Domaine Denis Mortet). LG
Clémence et Arnaud Mortet (Domaine Denis Mortet). LG

Arnaud Mortet et sa sœur Clémence, à la tête du domaine Denis Mortet (Gevey-Chambertin), viennent de reprendre l’exploitation de 4 hectares. Les vignes sont situées aussi bien en appellation gevrey-chambertin village (2,5 ha), qu’en premiers crus (Lavaux Saint-Jacques, Perrières) mais aussi en grands crus : Mazoyères-Chambertin (40 ares) et Charmes-Chambertin (20 ares). Le vigneron qui les exploitait a passé la main suite à des soucis de santé.
Arnaud Mortet et sa sœur restent à la tête du domaine Denis Mortet. Un domaine qu’Arnaud mène depuis le décès brutal de son père en janvier 2006. La superficie exploitée par la famille monte à 16 ha. « Ces vignes vont nous permettent d’assurer la transmission du domaine de mon père, explique Arnaud Mortet. Il est aussi possible que nous séparions de certaines parcelles. Notre objectif est en priorité de garder la même qualité dans notre travail ». Des travaux d’extension de la cuverie et de réaménagement des installations sont programmés.

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Les domaines de Villaine et Jacqueson reprennent le domaine Brelière

Rully et son château vu du premier cru Les Champs Cloux. BIVB / Armellephotographe.com
Rully et son château vu du premier cru Les Champs Cloux. BIVB/Armellephotographe.com

Les domaines A.et P. de Villaine à Bouzeron et Paul et Marie Jacqueson à Rully s’agrandissent d’environ 4 ha chacun.
Ces deux exploitations rachètent les vignes du domaine Brelière (Rully).
Le domaine de Villaine reprend 3,80 hectares en appellation rully dont deux hectares de premier cru blanc Les Margotés et 40 ares de premier cru Les Montpalais en blanc également. S'y ajoutent 77 ares de rully premier cru rouge Les Champ Cloux.
Le domaine Jacqueson reprend 4,75 hectares principalement en rouge dont le premier cru Les Préaux (2,5 ha) et le village La Barre (blanc et rouge).  
Le domaine Brelière a été créé en 1948. Jean-Claude Brelière et son épouse Anna ont souhaité prendre leur retraite. Aucun de leurs enfants n'a exprimé la volonté de poursuivre l’activité. Le domaine était certifié bio depuis 2012.

Ce sont deux domaines de références de la Côte chalonnaise qui assurent la continuité.

 

> Domaine A.et P. de Villaine : www.de-villaine.com

 

> Paul et Marie Jacqueson : www.jacqueson-vins.fr

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Portes ouvertes au Clos des Lambrays

Le vignoble du Clos des Lambrays, grand cru de la Côte de Nuits. LG.
Le vignoble du Clos des Lambrays, grand cru de la Côte de Nuits. LG.

Le Clos des Lambrays, grand cru de la Côte de Nuits, ouvre ses portes les 21 et 22 mai prochains. Au programme : visite guidée avec découverte du domaine et de ses spécificités, description de la vinification, parcours au sein du chai, etc.

Le domaine est passé sous la coupe du groupe LVMH, leader mondial du luxe mené par Bernard Arnault, pour 100 millions d’euros il y a deux ans.  Ce fleuron des grands vins rouges bourguignons appartenait alors à l'allemand Gunter Freund.

Le Clos de Lambrays compte 8,7 ha de vignes, mais le domaine est aussi à la tête d'un hectare de morey-saint-denis premier cru, de parcelles dans les premiers cru les Caillerets et Les Folatières à Puligny-Montrachet.

Cette opération portes ouvertes se déroule dans le cadre des Journées Particulières organisées par le groupe. 53 lieux de LVMH s'ouvrent ainsi au public. Les visiteurs spontanés sont acceptés dans la limite des places disponibles. 

 

Jours et horaires des visites

 

Samedi 21 mai 2016 et dimanche 22 mai 2016 de 9h00 à 12h00 puis de 14h00 à 16h00


Clos des Lambrays
31, rue Basse
21220 Morey-Saint-Denis

Tél. 03 80 51 84 33


> Lire l'interview du régisseur, Thierry Brouin, réalisée il y a quelques semaines ici.

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Développement durable : Ça avance vraiment ?

Dans son plan "Amplitude 2015", la filière de vins de Bourgogne affichait sa volonté de s’engager dans la voie du développement durable. L'interprofession des vins de Bourgogne (BIVB) a publié son premier rapport sur le sujet. Destiné à toutes les parties prenantes, dont le grand public, ce document fait le point sur la démarche et livre quelques enseignements. Décodage.

 

Sur la qualité des vins 

« En 8 ans, la qualité des vins de Bourgogne présents sur les différents circuits de distribution est en nette progression. Ainsi, l’indice qualité (donnée calculée par le Suivi Aval de la Qualité à partir des notes de dégustation attribuées par les jurys de professionnels formés) est, tous vins confondus, multiplié par 3 ! Les valeurs de l’indice varient d’un programme à l’autre en fonction des circuits approchés et des millésimes prélevés. Sur le programme 2012, un nouveau système de calcul des notes des vins a été mis en place, plus sévère. Cela explique la baisse générale importante de l’indice (Ndlr : voir le graphique ci-dessous). Mais globalement, la progression de l’indice est nette et très marquée sur les 2 derniers programmes, 2013 et 2014. »


> Commentaire :  La qualité des vins de Bourgogne augmente le constat peut difficilement être réfuté. Mais il reste encore une bonne marge de progression. Le problème n°1, l’oxydation prématurée des blancs, même s’il est moins prégnant qu’il y a encore 5 ou 6 ans, nous semble loin d’être réglé. Le rapport n’en dit pas un mot.

 

 
Sur la limitation des pesticides
"Les vignerons ont donc su faire évoluer leurs pratiques afin de limiter les conséquences de la culture de la vigne et de la production de vin sur la faune et la flore environnantes. Dans la grande majorité, ils poursuivent dans cette voie et s’appuient même sur la richesse de la biodiversité pour trouver des moyens de lutte innovants et « naturels ». Les contraintes réglementaires et la pression sociétale étant de plus en plus fortes vis-à-vis des questions environnementales, ils ne peuvent que continuer ainsi."

 

> Commentaire : Vrai. Mais les crispations autour du problème de la flavescence dorée ont montré que le réflexe du traitement préventif et irraisonné peut resurgir très rapidement chez certains producteurs. Ce dès qu’une menace, parfois seulement diffuse, se présente. Beaucoup voient encore le développement durable sous l’angle purement économique et à court terme.
Le rapport révèle que 29 % des surfaces viticoles bourguignonnes ne voient aucun herbicide (entretien mécanique seul ou avec enherbement). Ce chiffre est encore trop faible quand on se veut un modèle de viticulture de terroir.
Et puisqu'on convoque des chiffres, on aimerait voir dans un prochain rapport les évolutions des tonnages de pesticides, ou de cuivre, utilisés…

 

Vignoble à Puligy-Montrachet. LG.
Vignoble à Puligy-Montrachet. LG.

Sur les prix des vignes
"La notoriété de la Bourgogne génère un prix du foncier viticole élevé, voire très élevé, en fonction des appellations. Ce phénomène, notamment, engendre des problèmes de reprise des exploitations et un engouement spéculatif d’investisseurs sans lien avec la filière. (…) La filière est consciente que c’est un enjeu primordial qui doit faire l’objet de l’implication de tous. C’est donc l’une des questions portées par un groupe projet dans le cadre du plan d’actions Développement Durable. A suivre…


> Commentaire :  Enjeu primordial en effet. Le sacro-saint lien entre l’exploitant et son terroir est soumis à rude épreuve dans les appellations convoitée par les investisseurs. Et le phénomène n’en est peut-être qu’à ses débuts. Invoquer l'implication de tous ne peut suffire. Et un « groupe de projet » peut difficilement abolir à lui tout seul les lois du marché dans un monde de plus en plus globalisé…

 


72 pages, téléchargeable sur www.vins-bourgogne.fr

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Grêle précoce et gelées tardives

Ce 27 avril restera funeste dans la mémoire de nombreux vignerons bourguignons de Chablis à la Côte de Beaune. Les gelées ont touché de nombreux secteurs, décimant les jeunes pousses. Le millésime 2016 fait des premiers pas très compliqués aussi dans le Mâconnais. Des chutes de grêle précoces ont touché une bonne partie de ce vignoble le 13 avril.

Les jeunes feuilles grillées par le gel dans une parcelle de la Côte de Beaune. Laurent Gotti
Jeunes feuilles grillées par le gel dans une parcelle de la Côte de Beaune. LG.

Grimaces, grincements de dent et messages de condoléance sur les réseaux sociaux... 2016 a démarré sous d’inquiétants auspices. Cette dernière semaine d’avril est très tendue dans les vignobles de l’Yonne et de Côte-d’Or. Deux nuits gélives ont été enregistrées. La plus virulente a été constatée ce matin, 27 avril.
Certains viticulteurs chablisiens ont passé la nuit dans leurs vignes en vue de déclencher les systèmes de chaufferettes et d’aspersion d’eau. La température est descendue à -3° et de nombreux dégâts sont à craindre.
Plus au sud, en Côte de Nuits, l’inquiétude de voir la récolte déjà bien entamée est là aussi palpable.
« Nous avons été touchés dans les Bonnes Mares, le Clos de la Roche et dans certains secteurs en bas de Morey-Saint-Denis. C’est toujours un peu compliqué de se faire une idée des dégâts le jour même. Nous ferons un point plus complet dans les jours qui viennent. En attendant, on essaie de ne pas trop se miner le moral… », confie Jéremy Seysses du domaine Dujac à Morey-Saint-Denis.
Le thermomètre est descendu dans le négatif dans de nombreux secteurs en Côte de Beaune. Des températures qui ont provoqué des gelées blanches sur une grande partie du vignoble.
« Je reviens d'un tour de deux heures dans les vignes : Santenay n’est pas ou peu touché, Puligny s’en sort bien aussi. Par contre Chassagne-Montrachet et Saint-Aubin sont atteints. Il est difficile d’estimer les dégâts. Dans la même parcelle, le haut peut-être touché mais pas le bas… Il faudra voir également si la végétation qui va repousser sera fructifère ou non », explique Thomas Morey viticulteur à Chassagne-Montrachet.
Meursault semblent avoir payé un lourd tribut également. Certains vignerons craignent qu’une majeure partie de la récolte soit perdue.

Même constat en Côte chalonnaise : "Rully, Mercurey et Givry ont été touchés. Les bas de coteaux plus particulièrement. Étonnamment, il semble que Montagny soit épargné alors que les vignes étaient plus en avance", rapporte Bruno Lorenzon, vigneron à Mercurey.
Quelques jours plus tôt, le 13 avril dernier, ce sont des chutes de grêle précoces qui touchaient le Mâconnais. Le phénomène a étonné les producteurs par son ampleur et surtout sa précocité. Les estimations font état de 2 000 hectares touchés. La grêle s’est abattue pendant une vingtaine de minutes entre autres sur les communes de Chasselas, Leynes, Prissé, Davayé, Chaintré, Hurigny, Mâcon. Le nord Beaujolais a été touché également.
Les grêlons gros comme le pouce ont détruit les jeunes pousses encore tendres. Un impact sur la future récolte est à déjà prévoir mais là aussi son ampleur reste difficile à évaluer : les producteurs parlent de parcelles touchées à moins de 10%, mais d’autres à plus de 70%.

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